Bonjour tout le monde !
09 nov 2010 1 Commentaire
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hommage a ribella
20 avr 2009 1 Commentaire
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Je voudrais te rendre hommage certain dirons que tu n’était qu’une chienne et pourtant, tant de moment de joie et d’émotion de la plaine a la montagne gagner en humilité ,en patience.
Ton seul regard me permettait de savoir on ils étaient toujours a la fut près a bondir telle un lion du haut de tes 40 centimètres.

Jamais fatigué ,toujours partante pour la bagarre





je te attendait des jours et des nuits .

Mais espérant toujours ton retour .
Mais un jours de malheur un sanglier a eu raison de ton courage.
Toi ma chienne fidèle .

Pourtant la relève est assuré mais tu était ma première.

Tu nous laisse un immense vide,car avec toute ces années de chasse avec toi.
la pluie,le vent ,la neige de la montagne a la plaine.

la montagne ne vibre plus de tes abois.
tes filles ,niola, tina,diana ,et culomba prendront la relève
A tutti quelli chi l’anu cuniscuta in corsica o in cuntinente
Sola una picula pisada per ella .
Pardonnami cara cagnola e a prestu
battuta in alta muntagna
16 avr 2009 1 Commentaire
Sur la piste nous voyons un petite bande de sangliers qui rentrent dans une battue que nous allons faire.L’endroit "tre funtane" est décidé.

La montée est très dur, nous sommes à environ 2000 mètres, en bas de la vallée les piqueurs vont bientôt entrés en scène.Ils ont du mal a tenir leurs chiens
Jules et moi montons lâchés plus haut pour pouvoir bien fermé la battue, la marche est épuisante il nous faut pas loin de 2 heures 
pour enfin y arrivé. Nous y sommes bientôt , le plaisir des oreilles va remplacer celui des yeux, la montagne est magnifique .Les chiens sont lâchés leurs aboies résonnent dans la vallée. Mon ami Philippe qui ce trouve en contre bas tir 2 fois, les chiens se sont tues , je pense qu’il l’a tué au même moment les chiens d’Antoine François on levait une bande de sangliers .
Plusieurs postiers ont tirés.
Je surprends un sanglier qui remonte sur nous "malgré les voix et les rabatteurs " je le tir il tombe
ma femme tir aussi ,
elle a mis 3 bêtes rousses au tableau, bravo je suis très fière d’elle. Je pense que la battue est une réussite nous déscendons pour voir le résultat.A la hauteur de mon ami Philippe nous découvrons un très beau sanglier vraiment magnifique
d’un poids de plus de 100kg. Maintenant il faut redescendre les sangliers,
le moment le plus délicat . Super Philippe tu est fort comme un roque .On arrive sur la piste et savoir comment chacun a vécu la chasse alors là, les discutions vont bon train a n’en plus finir ……..
Il faut aussi allez chercher les sangliers dans des endroit très escarpés, et les faire sur place

travaille dur mais n’est en moins nécessaire .
Un sanglier tué doit toujours être ramené découper ou entier, cela fait partie de l’éthique des vrais chasseurs.


Une bien belle journée !
Rigraziu tutti i mio amici e dinu tutti quelli spariti pensemu sempre a voi.
Di sti mumenti beati, felici, che no avemu passatu .
"A prestu cari amici "
Riposate in pace.
a caccia mossa in campagna
15 avr 2009 Laisser un commentaire
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Au petit matin nos amis chasseurs se réunissent pour la battue du dimanche.
La chasse commence avec "l’accusentu di i cacciadori" le consentement des chasseurs.
Puis Philippe le chef de battue décide du choix des postes et de l’endroit de la battue que nous allons faire, car il faut voire le vent et le nombre de poste. 
Et rentrent en scène les acteurs principaux les chiens qui attendent avec impatience le départ! 
Encore faut t’ il que les chasseurs soient en poste !…ho zite movitevi!!!!!!!! aghju da letta !!!!!!!!!
les marches sont épuisantes, il faut faire vite .dans la vallée je me prépare a effectué le lâcher, car ici un mauvais lâcher et la battue est un échec.
les chiens prennent un pied et lève un gros sanglier.Il fût vu mais manqué, je crie au postier d’attraper les chiens , car j’en piste pleins dans l’endroit de la battue .Les chiens sont relâchés ils trouvent une bande de sangliers, plusieurs tirs sont entendus 

On m’avertis qu’il y aurait au moins trois bêtes noires abattues, je décide donc d’arrêté la battue et de faire redescendre les chasseurs placés en haut de la montagne pour récupérer les sangliers morts.

les échanges vive qui divise les chasseurs , ne sont là , parce que chacuns veulent jouer son rôle à la perfection .
celui qui a manqué, celui qui n’a rien vu , rien entendu, celui qui dormait, une vrai scène de théâtre , mais cela fait aussi parti de la chasse. Avant d’allez mangé il faut préparer le gibier, et même les femmes si mettent 
.enfin le plus beau moment de la journée "le repas " qui prit tous ensemble, renforce ce lien qui nous unissent nous "les chasseurs".
Le résultat de la journée fût de 3 sangliers "encore merci a tous"
A l’ anu chi vene , siamu tutti prisenti e dinu in salute.
http://video.google.fr/googleplayer.swf?docid=353895717466651288&hl=fr&fs=true
yvan
07 avr 2009 Laisser un commentaire
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P.PAOLI: toi qui dors………réveille nous.On était hier à la manifestation sur Ajacciu pour protester contre cette sentence inique qui fait d’YVAN COLONNA
un emmuré vivant…Un tueur froid et sans honneur, comme le précisait le Grand Inquisiteur Français.si Yvan est innocent et il l’est ,nous sommes tous des assassins, des laches, par procuration cela va de soit. yvan est un berger Corse
tranquille un peu sauvage qui élève dans le Maquis de mon Pays son cheptel…La politique,les combines et lui cela fait deux…Il n’y entend rien. Il est embarqué par des fourbes dans une histoire qui le dépasse… par des intérêts supérieurs dont il n’a pas conscience… car, il s’agit de cela.n’écoutant que son patriotisme il côtoie ces gens … Tout démontre en ce procès qui fleure bon ,les procès sous la TERREUR"révolution française",tout démontre donc;qu’il est innocent des faits qui lui sont reprochés.Dans sa candeur,pour ne pas dire naïveté,le Peuple Corse dans son ensemble espérait quoi ?: La Justice ? Un Acquittement?….Un non lieu???…

Ce Peuple oubli qu’il est sous occupation … Qu’il collabore activement avec cette Nation qui se fiche comme de l’an II de lui .(pour mémo sa présomption d’innocence fut jetée aux orties par Sarkozy)
Phrase terrifiante de Sarkozy: la police française a arrêté YVAN COLONNA l’assassin du préfet Erignac….. Donc la sentence du Prince étant tombée…Que pouvions nous,ESPÉRER ?. Nicolas Sarkozy n’est pas seulement Président de la république …Il est plus que cela … IL A LES PLEINS POUVOIRS…..Cela porte un nom….. Dictateur.Le mot vous semble fort?…. La sentence l’est aussi mais de café "ELLE"
J’ai honte d’être Corse … J’ai mal…..Pourquoi?: Ce monsieur Sarkozy du haut de son mètre 62 … Sans les talons fut activement aidé par le Réseau Corse… lors de son SACRE…95 pour cent de mon Peuple VOTA POUR LUI.
Lors de la Seconde Guerre Mondiale … Des tribunaux comme cela existaient… que pouvaient en espérer les Jugés…. Vous avez la réponse…. Surtout si ils étaient Juifs… je crains et le déplore que nous sommes devenus pour cet Etat Sarkozien un Peuple soit de Juifs ou mieux de Palestiniens…Enfin comme il DIT des "CORSICONS".
La réponce à mon chagrin est dans mes gènes ,dans le passé de mes Ancêtres…Somme nous devenus un Peuple sans couilles…Une Réserve???!!!!Un peuple Bêlant ? Ou sommes nous les Héritiers des P.PAOLI..Et D’autres?.Il n’ya pas de grandes ou petites Nation … Il n’y a qu’une NATION.Et quand bien Même serions nous devenus des "MOHICANS"…nous combattrons jusqu’au Dernier… Eux avaient de l’Honneur.. ET NOUS?.
J’ai lu,vu,dans le regard du Père d’YVAN samedi soir,
,dans cet Homme brisé qui pleurait: l’Innocence de son Fils.La route que nous devons prendre ,sera faite de coups de blessures,de Sacrifices,de Morts aussi,de Privation ,d’abnégation,de DON DE SA PERSONNE….!!!!!!



E TANT’ALTRI .
Oui cela ne sera pas évident,oui cela sera dur ,oui nos Femmes vont pleurer"de joie" d’avoir retrouvé un HOMME CORSE…ET FIER..Oui nos enfants risquent de ne pas nous côtoyer…Mais cela Filles et Fils Corses, Cela porte un nom
ONORE E LIBERTA
u fium’orbu
08 avr 2007 Laisser un commentaire
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Ce vocable désigne à la fois le torrent impétueux, aveugle, trouble, voire même sacré qui délimite les cantons de Prunelli et de Ghisoni, et la région la plus au sud de la partie orientale du département de la Haute Corse.
Théâtre, où se jouent sans relâche des épisodes de rébellion, des scènes de violence générées par le besoin viscéral de liberté et d’indépendance, c’est sans aucun conteste, la région « la plus farouche de l’île. »
La tradition orale et écrite lui a gravé cette réputation dont il a grand peine à se défaire.
Cette réputation, cependant, est-elle justifiée ?
Pour les corses des autres régions, le mot « Fiumorbo », provoque, au mieux un silence ; chez les plus prudents, un : « Hum bue… » révélateur et… au pire mais invariablement, un lapidaire : « Paese di banditti »
Est-ce bien réaliste ? L’époque des bandits d’honneur est révolue, et le banditisme est connu sur la planète depuis la nuit des temps… Quant à la violence moderne, elle a noirci le visage d’un masque, et obéit à d’autres mobiles.
Pourtant, les guides touristiques embouchent toujours les clairons de cette mauvaise renommée.
D’une façon générale, la région du Fiumorbu est passée sous silence, parfois, on écrit une ou deux lignes simplement pour mentionner son existence. La plupart des auteurs remâchent les clichés des précédents.
Pour exemple, le guide couleur Delpal, paru en 1990 aux éditions Nathan, qui rapporte les propos de J. B. Marcaggi dans son ouvrage datant de 1933 "Bandits corses d’hier et aujourd’hui " : " Le Fiumorbo est une des régions les plus farouches de la Corse. Il forme une vallée étroite, encaissée… Jusqu’à ces dernières années, dénuée de voies carrossables… Les habitants se sont trouvés isolés pendant des siècles de tout courant de civilisation, ont vécu repliés sur eux-mêmes, misérables, impatients de tout joug, prêts à se soulever au moindre signe d’un excitateur de troubles… La vendetta et le banditisme ont toujours sévi dans le Fiumorbu. »
Ou encore : « Presque à l’état endémique, des jeunes gens prenaient le maquis à la moindre peccadille, dans la secrète volonté de mener une vie d’aventures... »
Dans sa réédition de 1966, allégée et adaptée par Geneviève Bailac, la description du Fiumorbu ( Chap. XII, sur Feliciolu Micaelli) est complétée par une description morphologique qui n’est pas flatteuse pour ses habitants. A vous de juger : « la population se compose d’ailleurs, en grande partie d’individus basanés du type sarrasin et de paludéens, ce qui implique, comme nous l’avons vu une instabilité psychique . »
L’auteur explique que Félix Micaelli a grandi dans une atmosphère de violence : « A la moindre contestation, en effet, pour tout habitant du Fiumorbu, le fusil était le suprême argument contre l’adversaire ! »
corsica da 1945 fina u 2001
08 avr 2007 Laisser un commentaire
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En 1951, la loi Deixonne permet l’enseignement des langues régionales mais la langue Corse n’est pas reconnue comme étant une langue régionale et ne peut donc être enseignée.
Après la guerre, la France perd ses colonies , les unes après les autres.
En 1957 L’état français crée pour la Corse, et donc pour les Corses (trés certainement), la SOMIVAC et la SETCO.
La SOMIVAC est une société d’économie mixte pour la mise en valeur de la Corse. Elle transforme la côte en défrichant trois mille hectares de maquis et viabilise la plaine orientale par des travaux d’irrigation. Ces terres sont découpées en lots et cédées aux agriculteurs rapatriés d’Afrique du nord. Les Corses ne sont pas contents.
La SETCO a été créee pour le développement touristique. Le tourisme ne profite pas aux Corses, mais aux promoteurs immobiliers.
En 1960, à Paris, est créee la revue Union Corse et, en 1961, l’Union des étudiants corses. En 1962, l’Union nationale des étudiants corses (UNEC) est fondée à Vivariu.
1964 les frères Edmond et Max Siméoni créent le CEDIC (comité d’étude et de défense des intérêts de la Corse), ils font paraître, en 1966, Arriti (debout), premier hebdomadaire nationaliste, puis, crée, en 1967, l’ARC (action régionaliste corse).
Entre 1962 et 1968, quinze à vingt mille rapatriés d’Afrique du Nord s’installent dans l’île et pratiquent la viticulture et l’arboriculture de production. Ils bénéficient d’importantes aides financières et voient, rapidement, leurs affaires prospérer.
La SOMIVAC est à juste titre, la cible de critiques multiples. D’abord, elle a trop privilégié les Pieds-Noirs au dépend des jeunes corses. Tandis qu’elle apporte son aide à 250 grandes exploitations côtières, dont beaucoup appartiennent à des non corses, près de 500 petites propriétés sont abandonnées par des Corses de l’intérieur. La SOMIVAC a toléré la monoculture de la vigne où s’engagent des spéculateurs sans scrupules qui discréditent, par leurs pratiques frauduleuses, le vin corse de qualité, dont la conséquence sera l’occupation, en 1975, d’une cave viticole à Aléria.
Parallèlement, le nationalisme corse fait son apparition et commence à se manifester bruyamment.
Là, on sent bien que les corses n’ont plus envie de se laisser faire.
En 1973, les mouvements se corsifient, le FRC devient le Partitu di u populu corsu et l’ARC, l’Azzione per a minascita corsa.
A cette époque, on ne demandait plus l’ouverture de l’université de Corte, mais on l’exigeait, les corses aussi ont droit à l’instruction !.
En 1973 le parti FPCL (Frontu paesanu Corsu Di Libérazione) est crée dans le sud de la Corse.
le 22 mars 1974 le parti GP (ghustizia Paolina) est crée.
De 1967 à 1975, les menées activistes (plasticages, campagne d’abstention, manifestations contre les boues rouges, inscriptions sur les panneaux de signalisation routières et sur les murs : I Pedi-Negri fora et I Francesi fora) sont le fait, principalement, de l’ARC.
L’île est dans un état d’isolement et de retards techniques considérables :
- Peu de routes,
- des communications difficiles et coûteuses avec le continent,
- des installations sanitaires médiocres,
- une carte scolaire déplorable
- pas d’université….
Le 21 août 1975, une cinquantaine de militants de l’ARC investissent la cave vinicole d’un pied-noir à Aléria.
Ils veulent juste dénoncer, ceux, qu’ils qualifient de colons escrocs, et les spéculateurs pratiquant la chaptalisation et obtenir la saisie de leur vigne et de leurs caves, pour les redistribuer aux jeunes ruraux corses les plus déshérités.
![]() Le docteur E Siméoni soigne un membre du commando |
![]() La cave vinicole d’Aléria, occupée en août 1975, par Edmond Simeoni et les militants de l’A.R.C |
Le 22 août 1975, mille deux cents gendarmes et C.R.S venues du continent, sur ordre du ministre de l’intérieur, (mesure disproportionnée ! …), cernent les bâtiments.
Pendant l’assaut, deux gendarmes sont tués et un militant est gravement blessé. Edmond Siméoni se constitue prisonnier et il est déféré devant la cour de sûreté de l’état.
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Il sera condamné le 22 juin 1976 à cinq ans de prison dont deux avec sursis. Le 27 août 1975, l’ARC est dissoute et renaîtra, le 4 mai 1976, sous le sigle APC (association des patriotes corses) puis se transforme en juillet 1977 en Union di u populu corsu (UPC). |
![]() ALERIA, LE 22 AOUT 1975. Les gendarmes (Gardes Mobiles =GM) à l’assaut de la Cave Coopérative où se sont retranchés avec leur leader E. Simeoni les membres d’un commando de l’A.R.C. (Action pour la renaissance de la Corse). |
Le 5 mai 1976, de jeunes nationalistes du Cap Corse créent le FLNC (Front de libération nationale de la Corse), il est la fusion du FPCL et du GP.. Pendant que l’UPC se cantonne dans la voie de revendications nationalistes par des actions non violentes, les actions du FLNC vont être spectaculaires et symboliques : destruction d’un avion d’Air France (1976) ; dynamitage du relais de télévision bastiais (1977) ; etc.) et va entraîner sa dissolution par le gouvernement français en août 1982.
La loi du 5 juillet 1972 sépare la Corse de la région Provence Côtes d’Azur et l’érige en région et celle du 15 mai 1975 la divise en deux départements : la Corse-du-Sud (Ajaccio) et la Haute-Corse (Bastia).
En 1972, le Parc naturel régional est créé sur 150 000 ha.
Grâce à la prolifération de cours sauvages de langue corse, et à la fondation en 1972 de la fédération culturelle Scola Corsa et à l’énergique campagne qu’elle mène, les pouvoirs publics accordent à la langue corse le statut de langue régionale le 16 janvier 1974 par décret. L’application de la loi Deixonne de 1951, relative à l’enseignement des langues régionales, permet enfin l’enseignement de la langue corse et lui permet aussi d’être une option facultative au baccalauréat.
En 1980 L’université de Corte est enfin réouverte, elle dispense des enseignements de lettres et langues, dont un DEUG de Corse, de sciences et techniques et de droit et sciences économiques.
Les lois du 2 mars et 30 juillet 1982 institue un statut particulier de la région Corse et la première assemblée de Corse est élue au suffrage universel direct le 8 août 1982.
Ce sont les élections successives à l’assemblée de Corse, depuis 1982, qui introduisent légalement les autonomistes et indépendantistes dans la vie politique. Sur 61 conseillers, les nationalistes obtiennent 8 élus en 1982, 6 élus en 1984, 3 élus en 1987 et 13 élus en 1992. Deux fractions apparaissent : les modérés avec l’UPC, le MPA (mouvement pour l’autodétermination) créé en 1983 et le FLNC "canal habituel" et les plus radicaux, le FLNC "canal historique", A Cuncolta Naziunalista et Resistenza qui revendiquent de nombreux attentats.
De profondes divisions entraînent une guerre fratricide entre chefs nationalistes jusqu’à aujourd’hui. 
Le 6 février 1998, le préfet Erignac est assassiné.
En en 1999, le préfet Bonnet est discrédité par l’affaire de l’incendie de la paillote "chez Francis".
En août 2000, le premier ministre Lionel Jospin propose un nouveau statut pour la Corse connu sous le nom de processus de Matignon qui est voté par l’assemblée national le 4 décembre 2001.
nacscita di a nazione corsa pasquale paoli
08 avr 2007 Laisser un commentaire
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Pascal Paoli débarque le 29 avril 1755 à Aléria et est élu Général de la Nation le 14 juillet 1755.
Paoli n’est pas accueilli comme un homme providentiel par tous les corses et devra affronter durement pendant deux ans les Matra, héritiers de Gaffori, et leur partisans avant de s’imposer sur toute l’île hormis les villes côtières génoises.
En novembre 1755, Paoli fait voter la constitution nationale corse à la consulte de Corte. Cette constitution, extrêmement moderne, instaure une justice et un gouvernement représentatif et établit la séparation des pouvoirs et fait l’admiration de l’Europe des lumières dont, surtout, Jean-Jacques Rousseau.
La Corse a été la première région du monde à se doter d’un état démocratique moderne avant même la guerre d’Indépendance américaine et la Révolution française.
Paoli choisit Corte comme capitale de son gouvernement de la nation corse.
Calvi et Algajola étaient des villes toutes dévouées à Gênes, Pascal Paoli leur donne une cité concurrente. Il fonde, en 1758, l’Ile Rousse sur l’emplacement d’une ancienne cité romaine, pour concurrencer ainsi les présides génoises de Calvi et d’Algaiola.
Pour lutter contre le blocus maritime génois, Paoli met sur pied une petite marine de guerre d’une quinzaine de navires qui arborent le pavillon à tête de Maure. Le drapeau national corse avec la tête de Maure est adopté en 1760 en remplacement de l’Immaculée Conception de la Vierge.
Paoli décide de relever sur le front de la tête de Maure le bandeau qui couvre les yeux ; " les corses veulent y voir clair ".
Il crée, en 1760, une imprimerie nationale à Campulori qui publie le premier journal officiel corse intitulé Ragguagli dell’Isola di Corsica (Rapport de l’île de Corse). En 1762, le Cap Corse se rallie à Paoli à la consulte de Luri. Il décide de frapper une monnaie à l’effigie de la tête de Maure en 1762 à Murato.
Il crée, en janvier 1765, une université à Corte qui enseigne la théologie, le droit civil et canon, l’éthique, la philosophie, le dogme et les sciences et dont les études sont gratuites.
Par le traité de Versailles du 15 mai 1768, Gênes cède la souveraineté de la Corse à la France pour dix ans en gage d’une dette annuelle.
La conquête de la Corse se fait en deux campagnes :
la première voit, en juillet 1768, les troupes françaises occuper le Cap Corse mais subir une grave défaite à Borgo le 9 octobre 1768.
La seconde ne dure que quatre jours : l’armée de Paoli est écrasée à Ponte Nuovo le 8 mai 1769 (4 324 morts). Pascal Paoli part en exil le 13 juin 1769, en Angleterre.
A Ajaccio en 1769 : naissance de Napoléon Bonaparte.
RESISTENZA CORSA E’RIPRESSIONE FRANCESE
07 avr 2007 3 Commentaires
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A’u risicu di pena di vita s’elli sò chjappi, isti patriotti battenu a machja, armati, pronti à tumbà è pronti à more.
Per ubligalli à esce è à rendesi, u generale Marbeuf face mette focu à e machje, face lampà e so case è divastà è sò piantazioni. Secondu u so dettu, vole "stirpà una razza cusi essecrabile". Tempu numinatu guvernatore di l’isula, Marbeuf a si caccia ancu cù e moglie e i figlioli di i partigiani di Paoli mettenduli in prigiò o fenduli spatrià. Offre centu scudi à quellu chi li purtarà un patriottu vivu è cinquanta à quellu chi ne tumbà unu. Ma a cumbina ùn piglia micca. Tandu và sin’à offre danari à i patriotti stessi per ch’elli si spatrieghjinu. Questi accettanu è s’imbarcanu, ma per cumprà arme è rientre à u più prestu.
Ind’u 1773, a Corsica hè imposta per 120 000 franchi l’annu. Più per forza chè per amore, i Corsi paganu. Sutisfattu, u cuntrullore generale li ne chere torna altrettantu per ogni annata scaduta di u 70, u 71, è u 72. Una nutizia cusi poca di bonu si sparghje cum’è u ventu, suminendu bisbigliu, dispettu, odiu è zerga. U populu manca di solli è ricusa di pagà. Parechji patriotti rifugiati in Italia si spiccianu di rientre in Corsica duv’elli sò accolti cù piacè è speranza da una pupulazione pronta à pisassi.
Ind’u 1774, si pesa u Niolu, attacchendu un staccamentu di l’armata francese chi deve fughje lascendu morti è arme. U rinforzu cù a ripressione ùn tricanu à vene. I Niulinchi sò accampati in Francardu è ubligati à rendesi. Frà elli, ondeci sò cundannati à morte è impiccati. Trenta sò mandati ind’e prigioni di Tolò. U generale Sionville face occupà u Niolu, spiantà i paesi, brusgià e case, amertuli è appende parechji abitanti.
U listessu annu, quandu u generale Marbeuf parte in Parigi per assiste à l’interru di u rè di Francia, Luigi XV, u conte de Narbonne u rimpiazza è decide di dà un bellu tusciu à i patriotti. Caccia da i paesi e moglie cù i figlioli chi si ne vanu diritti diritti à rifugiassi vicinu à i so mariti è i so babbi. Appiattu, i sullati francesi i seguitanu, scoprenu i patriotti è i tombanu.
Ind’u 1775, Marbeuf vole finilla cù i "ribelli à Sua Cristianissima Maiestà", sempre numerosi pè u Fiumorbu soprattuttu. Prumette u pardonu generale à quelli chi accettaranu di pone l’arme. Un centu, frà elli, si fidanu à a parulla di u guvernatore è si rendenu à i Francesi. Seranu tutti strauzzati di notte tempu, à sonu di tamburu per copre e so stride. In fine d’annata, manchendu di viveri è di munizioni, l’ultimi patriotti si rendenu. Sò mandati ind’e prigioni di Tolò duve a maiò parte moreranu ind’a miseria più terrible.
Tempu compia a resistenza di i Corsi, si stalla l’aministrazione francese. Sò creati impieghi novi, ma sò attribuiti in preferenza à i Francesi chi ghjunghjenu à stabilissi in Corsica ; pè u più ghjente chi fughje a scarsina di culandi, moltu più chi pè u listessu impiegu u Francese tocca u doppiu chè u Corsu. A roba è i lochi di i Ghjenuvesi, chi Paoli avia sprupriatu, sò riuniti à u duminiu di a curona ; più tardi seranu dati à Francesi è qualchidunu à Corsi.
Per avè l’obligu è l’appoghju di i principali, Marbeuf l’attribuisce tituli di nubilità è li distribuisce e "borse" per ch’elli possanu mandà i so zitelli à struissi ind’e scole di Francia. Frà questi ci hè u giovanu Napulione, u futuru imperatore di i Francesi. Ghjè u figliolu d’un anzianu partigianu di Paoli, Carlu Bonaparte, chi riceve onori, funzioni è danari, senza risparmiu, per essesi subitu messu da a banda di u vincidore dopu à a disfatta di Pontenovu.
le droit des armes suite
03 avr 2007 1 Commentaire
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L’idée selon laquelle il y aurait une horde de criminels fantômes tapis dans l’ombre et qui n’attendrait que la liberté de port d’arme pour les citoyens honnêtes avant que de se manifester est tout bonnement ridicule. Même dans les quartiers difficiles où des bandes font actuellement la loi, la majorité silencieuse est composée de citoyens honnêtes, qui se terrent pour survivre sans encombre, à défaut de pouvoir se défendre. L’intérêt de tous ces citoyens honnêtes est que l’ordre public soit respecté, et s’ils avaient la liberté d’organiser leur propre défense, en s’armant soi-même mais aussi en louant les services de polices privées, alors ils ne laisseraient pas les petits malfrats régner en maîtres.
D’aucuns prendront comme exemple tel pays arriéré où règnent des bandes armées pour dénoncer la liberté de porter des armes. Mais encore une fois, ces bandes règnent sur des populations désarmées; ces populations qui restent armées sont celles qui restent libres, tandis que celles qui sont désarmées sont sous la botte d’une bande ou d’une autre. Supprimez cette liberté, le pays sera toujours aussi pauvre et aura maintenant une dictature militaire soutenue par la faction toujours armée. La violence armée et l’arriération des pays pris en exemples vient d’ailleurs le plus souvent de guerres pour ou contre des dictatures militaires, causées par une volonté d’oppression gouvernementale. L’absence d’armes dans la population est alors une des conditions de la domination du régime totalitaire passé ou présent, tandis que l’existence d’armes non-gouvernementales représente le seul espoir de liberté pour ceux qui les détiennent.
Pour voir l’effet de la liberté de port d’arme sur un pays, il faut comparer sa situation avec celle de pays de richesse similaire où les populations civiles sont désarmées, et voir dans quels pays la situation s’améliore le plus vite. À ce titre, les États-Unis et la Suisse, où règnent une relative liberté de port d’arme, sont aussi des pays relativement plus avancé que le reste du monde occidental du point de vue du respect des libertés individuelles comme de la richesse. Aussi, il est pour le moins douteux de prétendre que la liberté de port d’armes mène à la domination par des bandes armées.
Historiquement, les États modernes sont nés de la conquête et de la domination et dans ces États, de l’Antiquité au Moyen Âge et jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, le port d’arme a toujours été la marque distinctive de l’homme libre, par opposition au membre d’une nation dominée, au serf, à l’esclave. La première mesure avant tout massacre ou répression a toujours été le désarmement des futures victimes. La reconquête du port d’arme par les bourgeois des villes franches a été la marque de leur affranchissement vis-à-vis des féodaux. La fin de l’Ancien Régime a aussi entraîné la fin du privilège du port des armes.
Mais les classes dirigeantes des États-nations contemporains veulent nous faire croire qu’on est plus libre en n’ayant pas le droit de se défendre soi-même, pour nous faire accepter volontairement notre nouvelle servitude. Les classes politiques électives ont remplacé les classes politiques héréditaires dans une domination plus subtile, mais non moins oppressive, capable un jour d’envoyer des générations entières se faire trucider au nom de la patrie dans des guerres coloniales et impérialistes, capable un autre jour de dépouiller les classes productives des trois quarts de leurs revenus (bien plus que sous l’Ancien Régime).
De nombreuses autres sortes de non-arguments fleurissent. Selon certains, la liberté de porter les armes serait justifiée dans les grands espaces de l’Ouest américain, mais pas dans les zones urbaines peuplées de l’Europe ou même de l’Amérique moderne. C’est oublier un peu vite que le taux de criminalité est, et a toujours été, plus élevé dans les villes, et que dans celles-ci pas plus qu’à la campagne la police ne prétend défendre la victime au moment de son agression – dans les deux cas, la victime sera seule face à son agresseur, et ne pourra appeler la police, si elle a survécu, qu’après coup.
Un autre non-argument de circonstance consiste à dire que le port d’arme convient à la mentalité américaine, mais pas à la mentalité européenne. Outre le fait que le port d’arme était encore libre en Europe jusqu’au milieu du vingtième siècle, il ne semble pas que les immigrants européens en Amérique aient jamais eu de mal à s’adapter à la chose. Les hommes peuvent parfaitement s’adapter sans que leurs mentalités passées ne posent aucune barrière réelle au retour à la liberté. Ce non-argument relève du renversement causal entre droit et mentalité.
Certains verront aussi dans diverses statistiques une augmentation du nombre de crimes par arme à feu dans les pays où ils circulent librement, sans voir qu’elle est plus que compensée par une diminution des crimes sans arme à feu – l’assassin adapte son arme à la législation, mais sa victime meurt ni plus ni moins à coups de machette ou de couteau – et au final, ce qui compte est que le taux de criminalité est moindre là où règne la liberté. D’autres compteront les accidents dus aux armes à feu, sans les mettre en rapport ni avec les accidents de la route, ni avec les coups de couteaux et autres agressions évitées, etc., avant de tirer des conclusions.
Les statistiques montrent surtout l’effet dissuasif de la liberté de porter des armes en général et des armes cachées en particulier, et que le crime est plus fort là où les citoyens honnêtes sont entravés par une législation prohibitive et dans les quartiers où les honnêtes gens sont moins armés. Elles montrent enfin que la sévérité de la justice (la « tolérance zéro ») a fait réellement reculer le crime là où la prohibition des armes l’a fait avancer. ‘est bien à ceux qui préconisent la prohibition, et non la liberté, le monopole, et non la concurrence, que devrait revenir la charge de la preuve. Ce sont les prohibitionnistes qui réclament des mesures coûteuses pour interdire, qui exigent de chacun le sacrifice d’une liberté qui ne nuit pas a priori à autrui. C’est à eux à tout le moins qu’il revient de justifier leur position. Notons d’ailleurs que si personnellement ils ne désirent pas porter d’arme, et déléguer leur droit à une quelconque police (voire à ne pas s’en servir du tout), et à refuser l’entrée de leur logis, de leur propriétés à quiconque en porte, nul ne leur conteste ce droit, à eux ni à quiconque partagerait leurs thèses. C’est bien eux qui veulent forcer les autres à vivre selon leurs critères, et non pas le contraire.




